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Auteur - Interprète : Nazzarena
Réalisation clip: Christophe Del Debbio

 

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Christophe DEL DEBBIO

 

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Front de Gauche pour changer d'Europe

Attention manoeuvre électorale!

Le Parti socialiste est-t-il fâché avec les mathématiques ? Ignore-t-il la loi ? Est-il devenu amnésique ? A moins qu’il ne mente sans vergogne pour arracher le vote d’électeurs crédules ? On peut le craindre à la lecture de tracts de dernière minute glissés par le PS dans les boîtes aux lettres. Leur texte circule également par courrier électronique.  Il prétend sans honte que pour obtenir des sièges aux européennes les listes doivent obtenir entre 7,7% (Ile-de-France) et 11,1% (Est) et en conclut que le vote PS est le seul vote utile.

Il s’agit là d’une manœuvre mensongère.

La loi est claire : « les sièges sont répartis, dans la circonscription, entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés » (loi n°77-729 du 7 juillet 1977 relative à l'élection des représentants au Parlement européen).

Les mathématiques aussi : la répartition des sièges se fait en fonction du résultat de toutes les listes ayant dépassé 5%. Au-delà, il n’existe aucun seuil en-dessous duquel une liste est assurée de n’avoir aucun élu.

Quant aux scrutins précédents, chacun peut consulter les résultats par soi-même. Lors des européennes de 2004, 6 députés européens ont ainsi été élus avec moins de 7% des voix : 6,04% (en Ile-de-France), 6,08% (en Ile-de-France), 6,15% (dans la circonscription Sud-Est), 6,39% (Est), 6,80% (Nord-Ouest) ou 6,83% (Nord-Ouest).

0 en droit, 0 en math, 0 en histoire, mais 20/20 en malhonnêteté et enfumage. Le Parti socialiste est décidément tombé bien bas.

En faisant circuler ce message, aidez-nous à rétablir la vérité.

 

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Après la journée du 26 mai marquée par un foisonnement de mobilisations et d’initiatives décentralisées, les huit organisations syndicales préparent une nouvelle offensive unitaire le 13 juin, un samedi, pour obtenir du gouvernement et du patronat l’ouverture de négociations sur une série de revendications communes.

La carte de France des manifestations du 13 juin


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Téléchargez et faites signer la pétition

Pour porter les revendications communes, la CGT a pris l’initiative de proposer aux salariés, jeunes, retraités, privés d’emplois de signer une pétition qui s’adresse tant au gouvernement qu’au patronat.
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Front de gauche : ce qui germe

Photo Romani/phototheque.org
Cette campagne serait bien morne et son résultat écrit d’avance, si le Front de gauche n’avait semé une graine d’espoir en offrant à ceux qui luttent pied à pied contre l’offensive libérale de Nicolas Sarkozy, la perspective d’une gauche combative…
L’éditorial de Patrick Apel-Muller.

La droite n’est pas guérie du grand frisson qui lui a parcouru l’échine, au soir du référendum sur le traité constitutionnel. Elle a donc décidé de décliner toute la gamme des coups politiciens pour s’éviter un nouveau cauchemar. Elle a d’abord tout fait pour retarder l’ouverture d’un débat public sur la nature de la construction européenne, puis elle a tiré les fils d’opérations en cascade, un jour mettant François Bayrou sur un piédestal médiatique, puis l’en délogeant pour une promotion de Daniel Cohn-Bendit, favorisant la présence d’Olivier Besancenot et censurant l’expression du Front de gauche, comme c’est le cas presque sans exception dans l’audiovisuel public ou privé, l’Élysée agitant avec constance l’épouvantail de l’insécurité… Des jeux dans lesquels nos concitoyens ne peuvent se reconnaître et qui visent à détourner les colères vers l’abstention, quitte à décrédibiliser la République même et le suffrage universel. « De ces secrets, Madame, on saura vous instruire, vous n’avez seulement qu’à vous laisser conduire », susurrait Tartuffe, qu’évoque irrésistiblement l’appel à voter finalement lancé hier par Nicolas Sarkozy. N’est-il pas l’auteur de ce traité de Lisbonne qui nie le « non » des Français au référendum en leur opposant un copié-collé du projet de constitution ?

L’inquiétude a aussi tenu lieu de conseillère dans les rangs du PS, écartelé entre la revendication croissante d’une Europe sociale parmi les salariés et son engagement dans la construction d’une l’Europe libérale, pilotée par Manuel Barroso. Martine Aubry en est réduite à des acrobaties arithmétiques pour justifier un « vote utile », que contredit cette élection à la proportionnelle. À l’aune de la résistance au libéralisme, un député PS ne fait pas le poids par rapport à un député du Front de gauche, comme l’a montré l’enquête concernant les votes des différentes forces politiques sur les grands dossiers soumis au Parlement de Strasbourg.

Cette campagne serait bien morne et son résultat écrit d’avance, si le Front de gauche n’avait semé une graine d’espoir en offrant à ceux qui luttent pied à pied contre l’offensive libérale de Nicolas Sarkozy, la perspective d’une gauche combative, résolue à rassembler une majorité sur des contenus anticapitalistes, dans la rue comme dans les urnes. Aux côtés du Parti communiste, du Parti de gauche, des unitaires du NP, des syndicalistes, des militants associatifs ou d’autres formations de gauche se sont engagés. Des intellectuels y ont décelé un signe d’espérance. Là, germe de quoi rompre le cycle infernal des promesses oubliées et des défaites annoncées. Le 7 juin en sera le baptême, républicain.

Les heures qui viennent vont être décisives pour que ces élections ne soient pas un coup pour rien, une occasion manquée de freiner les entreprises de la droite et du patronat, de dessiner un autre avenir que celui de l’envolée du chômage et des dividendes. Chacun peut mettre du sien dans la balance, convaincre des proches, des collègues, des voisins. C’est ainsi que le « non » l’avait emporté, il y a quatre ans. La recette est d’une redoutable efficacité.

 

 

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Le 7 juin, votons pour une Europe sociale et démocratique: votons pour le Front de Gauche !

 

La situation actuelle est un contexte de crise. Une crise face à laquelle le gouvernement, après les échecs de sa politique exclusivement à destination des puissants, est dans le déni. Une fois de plus, le libéralisme montre son aberration en tant que système de pensée : seul le déni du réel permet aux tenants du libéralisme de regarder le monde. Exit la crise ! Exit les chômeurs et la précarité des existences ! Exit l’école que l’on détruit tous les jours davantage ! Exit cette recherche nationale que l’on démantèle, sabordant ainsi l’avenir du pays ! Exit les services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas à déclarer sur leur feuille d’imposition ! Exit la protection sociale pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’en offrir une ! Exit la propre vie de ces tenants du libéralisme qui s’imaginent hors du monde, hors de la réalité, qui pensent que leurs vie peuvent se vivre en dehors tout ce qu’il détruisent ! Là est bien le symptome : le tenant du libéralisme renie le monde, renie le réel, jusqu’à détruire le monde dans lequel lui-même, sa famille et ses propres enfants vivent…

Mais au final, ce sont des millions d’existences que ce système détruit parce qu’il enseigne la négation du réel comme fondement pour la culture et l’éthique de vie, et que mieux vaut les principes fumeux des algorithmes des traders que la vie quotidienne des travailleurs. Parce que ce système est un déni de la réalité, il est aujourd’hui à un tournant de son histoire, à une déconstruction des chimères accumulées pendant les deux siècles de l’ère industrielle.

Pour les tenants du libéralisme, les individus sont corvéables à merci

Parce que la seule finalité du paradigme bourgeois est l’activité économique, parce qu’il gouverne totalement l’ère industrielle qu’il construit depuis deux cents ans, la vie humaine n’a aucune valeur. De fait, le pouvoir en place, en France et en Europe, n’aura de cesse de négliger cette composante. Nous, en tant qu’individus, sommes le paramètre ajustable devant l’activité économique, devant le gain, devant cette maladie et cette névrose du « toujours plus » de produits, toujours plus de productions, toujours plus d’argent, toujours plus d’exploitation, toujours plus de destruction du monde vivant, toujours plus de vitesse, toujours plus de possessions, toujours plus d’énergie, toujours plus de consommations superflues au détriment du nécessaire et du durable, toujours plus de gaspillage, toujours plus d’images, toujours plus de publicités. Et nous sommes les premières victimes du productivisme et cette course folle entamée il y a deux siècles… pour le paradigme bourgeois, pour « l’économisme », l’individu est le « paramètre ajustable ».

Construire l’union politique à gauche pour renverser le paradigme bourgeois

Un pli historique s’annonce par cette crise structurelle au-delà de laquelle le capitalisme ne pourra se maintenir que par la force, par des politiques liberticides et sécuritaires. Le 29 Mai 2005, les citoyens français ont envoyé un signal fort à toute l’Europe en refusant la construction d’une Europe libérale. 4 ans plus tard, le Front de Gauche s’est constitué dans cette dynamique : refuser le libéralisme qui tente de s’imposer comme une évidence pour lui opposer une Europe démocratique, sociale et écologique, soucieuse des individus et de leur vie. Cette dynamique d’union a été saluée par nombre de citoyens venus de toute la gauche, parfois issus de scissions d’autres partis prouvant par là que la dynamique d’union est la seule qui permet de voir loin, de construire l’avenir et de se propulser vers une sortie du capitalisme. Toute tentative sectaire n’aura pour effet que l’isolement et l’enfermement politique qui ne peuvent, et l’histoire le montre, mener qu’à une agitation sociale sans réalisation politique, donc sans traduction possible pour chaque individu-citoyen, pour sa vie intime. Seule la réalisation politique par les urnes permettra au mouvement social qui ne cesse de se développer de se concrétiser politiquement. Hors cela, il n’y a que du vent et de l’agitation propre à briser l’espoir.

Voter Front de Gauche pour recomposer la gauche face à la crise

En cette période de crise, la gauche arrive a un tournant historique. Le PS est en perte de vitesse, et son absence totale de conscience politique fait la une des journaux chaque jour. De fait, avec cette crise, l’hégémonie du PS sur la gauche touche à sa fin, et une véritable recomposition de la gauche est enfin possible. Cette recomposition est nécessaire et impérative si nous voulons franchir la crise structurelle en évitant le sacrifice de millions d’existence. Cette recomposition doit se faire suivant deux axes : d’un point de vue politique, avec la structuration des partis œuvrant à une union politique majeure et frontale face au capitalisme ; or, seul les militants du Front de Gauche sont entrés dans cette démarche ; et cette recomposition doit se faire d’un point de vue idéologique ! Car les outils issus du capitalisme et des trente glorieuse montrent à quel point ils ne peuvent plus répondre aux problèmes actuelles. Nous ne sortirons pas de la crise, nous ne mettrons pas un terme au capitalisme en utilisant les outils qu’il nous lègue.

Réinventer la politique passe par réinventer le projet de société, par repenser la culture et l’éthique de vie, et tout cela demander d’aller vers ce creuset qui seul permet de dépasser les vieilles lanternes et de s’ouvrir vers l’avenir, c’est à dire contre le paradigme bourgeois responsable des idéologies libérales qui détruisent notre société et nos existences. Alors seulement, il sera possible de mettre un terme au productivisme de l’économisme, c’est à dire d’en finir avec cette course névrosée à « toujours plus » de gain au détriment de tout le reste : il faut en finir avec cette culture, ces valeurs gouvernant nos modes vies et nos existences depuis deux siècles.

 
Pour construire la gauche, pour construire le projet d’avenir, pour une Europe sociale et démocratique, le 7 juin, votons pour le Front de Gauche.

 

Par Évariste

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"s'adapter au monde globalisé", selon Descoings

Richard Descoings, directeur de Sciences-Po Paris, dresse les conclusions de son rapport au Président de la République, dans lequel il insiste notamment sur la nécessité de s’adapter au contexte d’un monde globalisé.

L’ex-chargé de mission auprès du cabinet de Jack Lang, alors ministre de l’Education et de la Culture, a rendu son rapport de "préconisation sur la réforme des lycées" au Président de la République, Nicolas Sarkozy. Ses conclusions mettent en exergue, après plusieurs mois de consultation auprès des élèves, des enseignants et des partenaires sociaux, la nécessité de "corriger ce qui ne va pas" tout en "préservant ce qui va bien." Son tour de France, orchestré comme une mission d’écoute des partenaires sociaux et des personnels de l’enseignement secondaire l’a mené dans 80 lycées de 76 départements différents.

Son objectif : reprendre à zéro la réforme engagée par Xavier Darcos en avril 2008, ministre de l’Education Nationale, abandonnée par peur de contagion du conflit entamé par "la génération 600 euros" en Grèce. Le motif : mettre au service du pouvoir un homme de gauche, au réseau fourni dans l’Education Nationale, afin de faire passer la pilule des restrictions budgétaires plus facilement. Richard Descoings, en VRP de la République, s’y attela d’arrache-pied dès le 12 janvier 2009. Avec son bilan de directeur de Sciences-Po et sa fine expérience du terrain comme meilleurs alibis, complétés par l’appui d’un service web 2.0 digne de Ségolène Royal. La démocratie participative en action.

Le thème central du rapport reste l’orientation. Sujet d’inquiétude principal, il est partagé et par les jeunes lycéens et par leurs parents. Cette polémique dégonflée, Descoings pense ainsi mieux assurer le passage des élèves vers l’enseignement supérieur, restaurer les passerelles entre la voie technologique et la voie générale, et enfin ; rééquilibrer les différentes filières du lycée pour ne pas préserver la dichotomie existante aujourd’hui entre une filière unique d’excellence, la section "scientifique", et une filière poubelle, la section "littéraire." Quand à la filière "économique et sociale", elle serait parfaite, équilibrée, intouchable. La filière S, réservée aux élèves obtenant les meilleurs résultats est un leurre, car si la France a besoin d’ingénieurs, seul un élève sur deux poursuit des études scientifiques. A l’inverse, la section L, garante autrefois des Humanités célébrée comme telle, est aujourd’hui déconsidérée : seuls 17% des élèves choisissent cette voie, à défaut d’être accepté dans une autre section, parfois. Il est question d’équilibrer les filières.

La conclusion emblématique réside dans la maîtrise des langues préconisée par un directeur qui posa comme condition, au concours d’entrée de l’IEP Paris, un très bon niveau d’anglais. La raison invoquée ? L’adaptation à un monde globalisé, dans lequel l’anglais règne sans partage, notamment dans la sphère économique. Pour remédier à la faiblesse de l’apprentissage des langues en France, il conseille un dédoublement des classes, en sureffectif permanent, et la possibilité de jumelages et d’échanges à l’étranger. Afin de créer une nouvelle série, à égalité avec les sciences, "des langues et des civilisations."

Ces mesures ont pour objectif de s’appliquer pour la rentrée 2010. Avant tout, Richard Descoings préconise une "négociation avec les syndicats d’enseignants sur la nature de leur mission et le décompte de leur service." Il anticipe déjà le tollé que son rapport provoquera dans le monde de l’éducation. "Les contreparties qu’il faudra leur donner seront, à terme, compensées par la réduction du nombre d’heures/élèves", ajoute-t-il sobrement, avant de terminer en affirmant que ce rapport n’est pas une "réforme", mais une "refondation."

Le rapporteur UMP de la mission, Benoist Apparu, a proposé quant à lui certaines mesures visant à éviter le redoublement, des cours de soutien l’été par exemple. Pour les 52% de français qui ne partiront pas en vacances cet été ?

Jérémy Collado


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