Pierre Gadonneix, patron du groupe EDF, a défendu jeudi sa demande de hausse de 20% des tarifs de l’électricité en France sur trois ans ou plus, alors que l’entreprise vient de clore un emprunt
qui lui a permis de récolter...
Communiqué commun fédérations CGT des Services Publics, Santé, et des Transports
Retour à la case départ. La foire aux urgences peut continuer !!! Ou comment deux arrêtés peuvent se contredire…
jeudi 9 juillet...
Collectif de familles de victimes décédées dans l’attentat du 8 Mai 2002 à Karachi. Soutenez nous en signant la pétition ici
de Daniel Schneidermann
La gazette...
Le sicaire de Roberto Micheletti : Histoire du tortionnaire Joya Améndola, bras droit du président "de facto" du Honduras
de Gennaro Carotenuto
Ceux qui ont vécu la guerre sale...
Au Xinjiang, les affrontements entre membres de la minorité ouïgours et la police ont coûté la vie à 140 personnes, selon les autorités, et fait 816 blessés. La police est à la recherche
de 90...
Les « désobéisseurs » à la case sanction
Déjà matraqués de retenues sur salaires, les instits qui refusent d’appliquer les réformes Darcos sont désormais menacés de sanctions disciplinaires. Colère des syndicats....
Le témoignage de Patrick Levieux, professeur de philosophie, et auteur
de "Sarkozy je te vois" en février 2008, relaxé par le tribunal de police.
Par Patrick Levieux.
Je suis cet...
L’instance des huit pays les plus puissants de la planète qui se retrouvent aujourd’hui en Italie, décidés à faire valoir leurs recettes pour sortir de la débâcle économique, est, elle même,...
Quand dénoncer la délinquance financière se paie plus cher quefaire l'apologie dunazisme
Après huit années d'enquête sur la chambre de compensation
financière de Clearstream, harassé par d'interminables et coûteuses procédures engagées, par la puissante firme luxembourgeoise, le journaliste et écrivain Denis Robert a finalement décidé de
jeter l'éponge; Dans un dernier message adressé sur son blog (1), il en explique les raisons.
Ce texte est ma dernière intervention publique à propos de Clearstream. J'ai pris la décision de refuser toute interwiew liée à la chambre de compensation luxembourgeoise et de ne plus
l'évoquer sur Internet , dans les journeaux, à la radio, à la télévision.
Cette décision est douloureuse mais réfléchie. je la prends après ma lourde et incroyable condamnation pour diffamation (pour un montant de 12 500 €) par le tribinal de Bordeaux, suite à des
propos vieux de deux ans et plutôt modérs sur le fonctionnement de cete multinationale qui officie dans plus de 100 pays, dont 40 paradis fiscaux.
Cette condamnation pour laquelle j'ai fait appel intervient le jour de la dernière audience civile du tribunalde Luxembourg où Clearstream me réclame 100 000 € en réparation des 421 exemplaires
vendus de "Clearstram, l'enquête dans le plus grand duché". Plus de 237 € par livre. C'est aussi le jour où le parquet de Paris demande, dans son réqisitoire supplétif, mon renvoi en
correctionnelle pour recel d'abus de confiance et recel de vol de documents bancaires, en déformant de manière particulièrement malhonnêt la réalité de mes enquêtes. Je jette l'éponge. C'est
une victoire de Clearstream, de ses avocats, de ses juristes, de ses dirigeants, des banquiers, de son conseil d'administration. Une victoire de la censure.
En écrivant "Révélation§" ou "La Boîte noire" avec le soutien de laurent Beccaria, aux Éditions des Arènes, en réalisant avec Pascal lorent et Canal Plus. " Les Dissimulateurs ou l'affaire
Clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo " je ne pensais pas en arriver à cette extrémité. À ce KO.
Je n'imaginais pas subir ce harcèlement et cette entreprise de déstabilisation. Je suis entré dans un cercle vicieux: plus Clearstream m'attaque, plus je me défends, plus je prends de risques.
En premier lieu, celui d'être taxé d'obsessionnel. Ce que je ne suis pas. Depuis mon travail à "Libération" de l'appel de Genève ou par mes autres livres et films, j'ai essayé d'informer le
public de ce qui se passait dans les coulisses du pouvoir et de la finance clandestine. Mais la partie est devenue trop dure et inégale.
J'ai entrepris ce travail de journaliste avec mes moyens, ma bonne foi. Je le paie casch. Un peu trop. J'ai passé des centaines d'heures à filmer des témoins, recouper des informations,
éplucher des listes de comptes, forcer les barrages des secrétaires et des attachés de presse, envoyer les lettres recommandées, questionner des banquiers ou des PDG. J'ai toujours évité les
compromissions quand beaucoup de mes détracteurs parmi les journalistes ne connaisent du travail d'investigation que les rendez-vous discrets avec les commissaires des Rg, de la DST ou les
avocats. J'ai réalisé une enquête de première main, avec des dizaines de témoins différents. Huit ans de ma vie. Nous avons remporté de belles victoires repossé plusieurs dizaines
d'assauts de banques russes, luxembourgeoises ou de Clearstream devant les tribunaux français, belges, canadiens, suisses et même de Gibraltar.
Mais ce n'est plus possible. Ma confiance envers la justice des hommes qui ont à juger de mes écrits s'est émoussée. Les tribunaux sonty plus sensibles à l'air du temps et au harcèlement
juridique d'une société aux moyens inépuisables qu'à l'examen des faits (…). Aujourd'hui, en expliquant que les clients douteux se servent de Clearstream comme "d'un poumon à la finance
parallèle", je prends le risque d'être poursuivi. Et condamné. Alors que je peux prouver que les milliers de comptes sont ouverts chez Clearstream dzns des paradis fiscaux qui abritent des
milliards d'euros. C'est injuste. C'est ainsi. J'ai le sentiment d'être plus poursuivi et sanctionné en écrivant sur la délinquance financière que si je faisais une apologie du nazisme ou du
viol de la vie privée.
Au bout d'un moment, cela n'a plus de sens, sinon, celui de donner du travail à l'avocat et aux juristes de Clearstream.
[…] ous vouliez que je me taise. Je me tais. C'est paradoxal à l'heure où la jurisprudence européenne tient les journalistes pour "les chiens de garde de l'information". Et où "Millenium"
triomphe en librairie. Un million de lecteurs se passionnent pour cette trilogie et les aventures de Blomqvist, en butte à la délinquance financière.
Mais dans la vraie vie, les Blomqvist ont des enfants, des fins de mois et parfois le blues. De nombreux procès restent en suspens et une commission d'enquête parlementaire européenne est
toujours possible.
À tous ceux qui m'accompagnent dans ce travail, aux centaines de journalistes qui m'envoient un message et leur cartes de presse pour ma défense, aux magistrats spécialisés qui écrivent
des attestations en ma faveur, aux députés français et européens qui me soutiennent, à mes avocats, aux 300 000 internautes qui suivent mon blog, au comité qui m'aide à payer les frais de
justice, je dis : "Merci et persévérez !". Le combat continue, même si je dois me taire.
(1) L'adresse du blog de Denis Robert :
kadominationdumonde.blogspot.com
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