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Union laïque
En quelques jours, le baril de pétrole a
reculé d'une quinzaine de dollars. Une lueur d'espoir pour l'automobiliste.
Depuis qu'il a succédé à Nicolas Sarkozy à la tête du département des Hauts-de-Seine, le 1er juin 2007, Patrick Devedjian a entrepris de changer son image : "J'en ai assez que l'on dise que ce département est riche et malhonnête !", confie-t-il au Monde.
Cette croisade a relancé une sourde guérilla entre clans UMP des Hauts-de-Seine, dont les protagonistes ont en commun leur proximité avec le chef de l'Etat. Dernier arrivé : Jean Sarkozy, parvenu le 16 juin à la tête des troupes de la droite au conseil général. Aux yeux du clan anti-Devedjian, le fils cadet du président est le seul à même de le neutraliser.
Le nouveau "CLUB MED"
Sarko qui pleure, Sarko qui rit... Après l'échec du minitraité européen torpillé par le non irlandais, l'Union pour la Méditerranée (UPM) vient à point redorer son blason. Car en réunissant à Paris, même sans photo de famille, 43 chefs d'Etat et de gouvernement pour relancer un partenariat euro-méditerranéen, le président français crédibilise un des grands projets de son quinquennat.
Rassembler autour d'une même table des ennemis «irréconciliables» comme le Syrien Bachar al-Assad, l'Israélien Ehoud Olmert et le Libanais Michel Sleiman
est en soi une prouesse. Leur faire signer une déclaration commune soutenant le processus de paix israélo-palestinien (avec un coup de chapeau aux pourparlers entre la Syrie et Israël via la
Turquie), condamnant le «terrorisme sous toutes ses formes» et appelant à l'instauration d'un Proche-Orient «exempt d'armes de destruction massive» est un petit exploit.
D'autant que la Syrie a confirmé qu'elle s'est engagée à ouvrir une ambassade au Liban. Et que des chantiers concrets - de la dépollution de ce «continent liquide» à la construction
d'autoroutes terrestres et maritimes en passant par un Plan solaire et le lancement d'un «Erasmus» calqué sur le système européen - devraient donner un contenu à une initiative que «The
Economist», persifleur, salue comme un nouveau «Club Med».
Transformer l'essai ? C'est une autre affaire. Les sceptiques - ou les réalistes - rappellent que le processus de Barcelone dont s'inspire l'UPM a commencé lui
aussi en fanfare avant de s'enliser. Ils s'inquiètent du drôle de jeu d'Israël, tout sourire à Paris mais poursuivant la construction du mur et développant la colonisation en Cisjordanie. Et
s'interrogent sur la «gouvernance» d'une institution alors qu'on ignore la durée du mandat des présidents (Nicolas Sarkozy et l'Egyptien Hosni Moubarak) et le lieu où elle est appelée à siéger.
L'UPM a été révisée à la baisse ? Tant pis. Elle voit enfin le jour : tant mieux !
Jean-Gabriel Fredet
(Le Nouvel Observateur)
Automne 2004
: Nicolas Sarkozy, ministre de l'Economie, impose une médiation entre le CDR, chargé de liquider les actifs douteux du Crédit lyonnais, et Bernard Tapie. Elle sera menée sans succès par
Jean-François Burgelin, procureur général près la Cour de Cassation.
Juin 2005 : Eliane Houlette, substitut général près la cour d'appel, représentant pour tant l'Etat, fait une plaidoirie favorable à Tapie contre les
intérêts du CDR.
Automne 2005 : Thierry Breton, ministre de l'Economie, veut empêcher - sans succès - le CDR de se pourvoir en cassation contre le jugement de la cour
d'appel.
Automne 2006 : Dans ses conclusions de 60 pages devant la Cour de Cassation, l'avocat général Lafortune, représentant pourtant l'Etat, défend les intérêts
de Tapie. Sans succès.
Automne 2007 : Après la victoire du CDR devant la Cour de Cassation, qui annule le jugement de la cour d'appel et ne laisse aucune chance à Tapie,
Christine Lagarde, ministre de l'Economie donne son feu vert à la création d'un tribunal privé, sans attendre le verdict de la justice de la République.
Le Nouvel Observateur
Le Zimbabwe va mettre en circulation à partir de lundi un nouveau billet de banque d'une valeur de cent milliards de dollars zimbabwéens pour
tenter de remédier à la pénurie de devises, avec une inflation folle à 2,2 millions de pour cent, a annoncé samedi la Banque centrale.
Un communiqué de la banque, cité par le quotidien gouvernemental The Herald et la radio d'Etat, indique que le nouveau billet de 100.000.000.000 dollars - valant environ un dollar US au marché noir ces jours-ci - entrera en circulation lundi.
L'émission est la dernière en date d'une série de vaines tentatives des autorités monétaires du Zimbabwe pour pallier au manque de liquide, avec une demi-douzaine de billets nouveaux mis en circulation depuis le début de l'année.
En janvier, un billet de 10 millions de dollars avait ainsi été lancé, puis en avril de 50 millions, en mai dernier des billets de 100 et 250 millions puis d'un demi-milliard.
Ancien grenier agricole de l'Afrique australe, le Zimbabwe s'enfonce depuis plus de huit ans dans une terrible récession économique, doublée d'une impasse politique depuis la réelection violente et contestée en juin du président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 28 ans.
L'hyperinflation record y a atteint le taux annuel 2,2 millions pour cent, a indiqué la Banque centrale cette semaine, taux astronomique mais pourtant sous-estimé, selon plusieurs économistes.
Pour les Zimbabwéens qui vivent dans la pénurie, et pour 80% d'entre eux sous le seuil de pauvreté, ces chiffres signifient de multiples denrées ou services changeant de prix chaque jour.
Ainsi le nouveau billet de 100 milliards serait suffisant, ce week-end en tout cas, pour payer un aller-retour en bus entre la banlieue et le centre d'Harare. Mais un peu juste pour une boisson gazeuse ou un pain, qui se vendait pourtant autour de 60 milliards en début de semaine.
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