Ce n’est pas tant le nombre de participants (près de 10 000 selon les organisatrices) qui singularise la manifestation féministe de samedi des précédentes. Il se dégageait ce jour-là dans le cortège parisien une atmosphère de parfaite osmose entre les associations, les syndicats et les partis de gauche pour contrer l’offensive gouvernementale contre les droits des femmes. « Cette journée d’action marque indéniablement un tournant dans le combat féministe de ce début de siècle », n’hésite pas à affirmer Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires, à l’origine du défilé coorganisé avec le CNDF.
Dynamique et joyeuse, la manifestation a davantage réuni des militant(e)s, dont une partie foulait rarement le pavé sur cette question qui restait secondaire sur l’échelle des priorités. « On assiste à une prise de considération de l’enjeu », note Clémentine Autain (La Fédération), à deux pas de Marie-George Buffet (PCF), qui se réjouit : « On se sent moins isolées. Là, la gauche se réveille et c’est tant mieux. » Tous les leaders, de Martine Aubry à Olivier Besancenot, saluent l’unité de la gauche politique, sociale et associative, « rassemblée grâce aux organisations féministes », insiste Arlette Laguiller (LO). Plusieurs milliers de personnes sont ainsi descendues dans la rue pour réclamer « une réelle égalité hommesfemmes » en mettant en avant les discriminations au travail mais aussi leurs inquiétudes quant à l’accès à la contraception et au droit à l’avortement. « Certains, d’une façon naïve, se figurent que cette question est dernière nous, souligne Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), alors qu’elle reste au coeur de la lutte des classes. Les femmes subissent le plus rudement le choc de la contre-offensive libérale. Il faut faire très attention aux endormeurs. » Attentif au combat féministe, Olivier Besancenot (NPA) estime qu’« en général les mouvements pour les droits des femmes sont un point d’appui pour le renouveau des luttes sociales ».
Main dans la main, les responsables politiques ont défilé avec une foule « enthousiaste, énergique et déterminée », s’emballe Florence Montreynaud, présidente des Chiennes de garde. Elle alerte sur « la manière insidieuse dont on réduit les acquis des femmes, alors que l’on s’est tellement battu pour avoir des lois. Maintenant on doit lutter pour les faire respecter, c’est un monde ! ».
MINA KACI
L'Humanité
"Titanic Apicole BAUD le 11/2/2010
En février "Cinéma la Rivière"
Appel à la grève illimitée du personnel du CH Port-Louis /Riantec 11/12/2009
Réunion 30 novembre
Pontivy
Pour un Front de Gauche élargi en Bretagne
Fête de l'Huma Bretagne
Bretagne : Résultats consultation des communistes
Régionales : Réunion Saint-Brieuc du 14/11/2009
Derniers commentaires