Les 19, 20 et 21 novembre, les communistes sont appelés à
se prononcer sur le type de listes qu’ils entendent présenter aux élections régionales.
Quel objectif pour les régionales ? Quel type de rassemblement ? Quel contenu ? Quelle démarche ? C’est à ces questions que les communistes sont appelés à se prononcer à la fin de la semaine. Ils le feront après l’organisation d’ateliers thématiques et de nombreux forums locaux, l’adoption d’une offre nationale par la direction du PCF et la tenue des conférences régionales.
C’est sur ces objectifs que dix-sept conférences régionales [1] ont fait le choix d’aller à la bataille sous l’égide du Front de gauche. Un Front de gauche dont l’ambition n’est pas de rester en l’état des dernières européennes, mais de s’élargir à d’autres forces politiques et personnalités du monde syndical, associatif ou culturel.
De ce point de vue, dans plusieurs conférences, on a regretté la « fin de non-recevoir » du NPA qui, en multipliant les préalables au rassemblement, a une nouvelle fois choisi l’isolement. C’est souvent pour les mêmes raisons que les délégués de quatre conférences [2] ont fait le choix de l’union avec le PS, dès le premier tour. Les arguments avancés : « Face à la droite rassemblée, il faut une gauche rassemblée pour conserver la région. » Dans la plupart des cas, ce sont les conditions électorales qui sont mises en avant, la crainte d’une victoire de la droite et la disparition de toute représentation communiste au sein des instances régionales.
D’où une démarche de rassemblement qui dépasse le tête à tête PS/PC en s’adressant à l’ensemble des forces de gauche et écologistes - ce qui, dans tous les cas, exclut l’alliance avec le Modem. Cette question de la recomposition politique, autour du Modem, mais aussi des listes Europe Ecologie, a fait l’objet de multiples débats dans les conférences régionales. Comment y faire face ? Le choix de l’union avec le PS au premier tour règle-t-il le problème ? Ne faut-il pas se faire entendre au premier tour pour mieux peser au second ? Ces questions, au même titre que le bilan des cinq ans écoulés ou le projet pour les années à venir, font aussi partie du débat.
C’est en fonction de tous ces éléments que les communistes se prononceront les 19, 20 et 21 novembre.
C’est maintenant à eux qu’il revient de décider région par région.
Patrice Falguier
La conférence régionale de Bretagne a, quant à elle, proposé de poursuivre le débat.
Alsace
Aline PARMENTIER (secrétaire départementale du Haut-Rhin) ;
Auvergne
André CHASSAIGNE (député) ;
Aquitaine
Raymond GIRARDI (conseiller général, syndicaliste agricole) ;
Corse
Dominique BUCCHINI (conseiller territorial) ;
Languedoc-Roussillon
François LIBERTI (conseiller général) ;
Limousin
Christian AUDOIN ;
Nord/Pas-de-Calais
Alain BOCQUET (député) ;
PACA
Jean-Marc COPPOLA (vice-président de la région) ;
Picardie
Thierry AURY ;
Rhône-Alpes
M.-F. VIEUX-MARCAUD (vice-présidente de la région).
[1] Aquitaine, Alsace, Auvergne, Centre, Corse, Franche-Comté, Ile-de- France, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, Haute-Normandie, Basse-Normandie, Nord/Pas-de-Calais, Pays-de-la- Loire, Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes,
[2] Bourgogne, Champagne-Ardenne, Poitou-Charentes, Lorraine.
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